Le rassemblent prévu, ce mercredi devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger, n’a pas drainé la foule. A peine une vingtaine de personnes ont répondu présent, pour demander « la libération » du journaliste Abdessami Abdelhaï, détenu sans jugement, depuis août 2013 à la prison de Tébessa.
« Vous protégez vos maîtres », lance une manifestante à l’adresse des policiers qui la repoussaient. Un autre manifestant a, quant à lui, reproché aux professionnels des médias d’avoir « abandonné » leur confrère. « Abdessami croupit en prison depuis 16 mois. Tout le monde l’a oublié. Je ne sais pas pourquoi. Je sais seulement que à travers sa détention c’est le principe de la citoyenneté qui est bafoué et la corporation des journalistes doit réagir », déclare le journaliste Djaafer Kheloufi.
Avis partagé par Djilali Harfouche, qui a estimé que « les journalistes doivent se mobiliser pour que notre confrère bénéficie d’un procès juste et équitable. Si on reste les bras croisés, aujourd’hui c’est Abdesamai Abdelahi demain ce sera le tour d’autres journalistes ».
Pour sa part, le journaliste Abdelouakil Blam explique: « Nous avons tenu ce rassemblement pour dénoncer la détention abusive d’un citoyen et d’un journaliste innocent, et ce, depuis près d’un an et demi sans qu’il ne soit jugé ». Il n’a pas manqué de dénoncer le principe de « deux poids deux mesures » adopté par la justice algérienne en relevant que « ceux qui ont aidé Chakib Khalil à fuir sont à El Mouradia (siège de la présidence ndlr) et celui qui est accusé d’avoir aidé Hichem Aboud est en prison ».
Le journaliste Abdessami Abdelhaï est accusé d’avoir aidé le directeur de la publication du quotidien Mon Journal, Hicham Aboud, à quitter l’Algérie via la frontière avec la Tunisie en octobre 2013. Le détenu a entamé une grève de la faim le 5 novembre dernier pour demander un procès équitable.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire