Lundi 29 décembre 2014
Un document de 2012 liste les outils de cybersécurité qui résistent à la
NSA et ceux qui, au contraire, ne présentent plus de protection réelle.
Les révélations d’Edward Snowden continuent de nous apporter de nouvelles précisions sur la NSA.
Un rapport
publié dans le Spiegel, et dont le site
The Verge fait un résumé,
revient sur les outils qui ont réussi à résister à la surveillance de
la NSA.
Ce texte s’appuie sur des documents datant de 2012. Les
informations ont également été dévoilées lors de la conférence du Chaos
Computer Club, ce week-end à Hambourg.
“L’information la plus étonnante, écrit The Verge, c’est
qu’en 2012 certains e-mails et certains chats étaient indéchiffrables
par la NSA s’ils étaient cryptés avec les bons outils”.
Alors, quels
sont ces outils qui donnent du fil à retordre à l’agence de sécurité
américaine ? “D’après le rapport, la NSA a eu de ‘grosses difficultés’ a
suivre les internautes utilisant Tor [un logiciel libre qui permet de
naviguer anonymement sur Internet] et à décrypter les e-mails envoyés
via le service de cryptage Zoho.
L’agence a rencontré les mêmes
difficultés face aux fichiers chiffrés via TrueCrypt, un logiciel
gratuit qui a été abandonné par ses créateurs début 2014”, résume The
Verge.
Les systèmes de chiffrage PGP et OTR ont également résisté aux
recherches de la NSA.
HTTPS, un jeu d’enfant pour la NSA
Tous les services de cryptage ne s’en sortent pas si bien, souligne The Verge.
Le degré de résistance du service de messagerie russe Mail.ru est
qualifié de “modéré” par la NSA, et le système HTTPS – un protocole de
transfert hypertexte sécurisé –, censé garantir des connexions sûres
entre un navigateur et les sites visités, ne semble plus représenter
aucune difficulté pour la NSA, qui interceptait 10 millions de
connexions de ce type par jour fin 2012.
“Pour les
spécialistes de la sécurité en ligne, toutes les informations révélées
ne sont pas surprenantes. Certains systèmes étaient déjà connus pour
avoir des failles.
Et les personnes qui utilisent PGP ou Tor pour
échapper à la surveillance doivent être soulagées de voir que ces outils
leur permettent effectivement de ne pas prendre de risque.”
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