Les Algériens entameront la nouvelle année avec beaucoup d’inquiétudes et d’incertitudes liées, notamment, à l’effondrement du marché mondial des hydrocarbures. L’échec non assumé des politiques engagées ces dernières années risque de se faire ressentir sur le terrain des revendications sociales durant l’année qui arrive.
Une année s’achève, une autre arrive avec son lot de promesses et d’inquiétudes. La première s’en va sur une note de folle crise pétrolière, obligeant le gouvernement gaspilleur à revoir sa copie dépensière. La fraîcheur hivernale qui accompagne l’avènement de janvier 2015 est aussi ressentie sur le baromètre économique.
Un lourd legs pour l’année 2015, engrossée déjà d’une crise économique que des dirigeants un peu trop habitués aux allocations et rallonges budgétaires et pris de surprise semblent avoir du mal à contrôler et assurer la maîtrise d’une situation qui échappe aux seules données internes.
Une leçon pour un gouvernement qui a refusé de comprendre que la paix sociale ne s’achète pas à coups d’allocations mais se gagne avec l’amélioration réelle des conditions de vie et la garantie de bonnes perspectives d’avenir pour toutes les catégories sociales.
La crise financière a pour nature de délier les alliances faites en temps d’aisance financière. Serait-ce le cas pour les clans et les camps au pouvoir qui se sont accordés à soutenir un premier, un deuxième, un troisième et un quatrième mandat pour le président Bouteflika ? Les quelques tensions en haut lieu, qui ont alimenté les colonnes de la presse durant l’année écoulée, vont-elles s’exacerber ou bien trouveront-elles une issue qui arrangera tout le monde ou éliminera l’un des clans au profit d’un autre ? Au-delà des supputations et autres tentatives de lire dans un avenir incertain, il y a lieu de noter que les analyses faites sur la fragilité de la situation politique et économique ainsi que sur le danger engendré par les choix et décisions de l’équipe dirigeante se sont avérés bien justes.
Le pouvoir finira-t-il par se regarder en face et voir le précipice vers lequel il dirige le plus grand pays d’Afrique ? Se réveillera-t-il de ses gargarisassions et appétits voraces pour remettre le pays sur rails ? L’alerte est donnée et le temps presse pour une remise en cause de toutes les politiques menées jusqu’alors.
Les promesses d’ouverture des dossiers Sonatrach 1, autoroute Est-Ouest et Khalifa pour le premier semestre 2015 suffiront-elles à rendre confiance ? Cela dépendra de la qualité des procès et des jugements qui seront rendus.
Que pourra, par ailleurs, la révision de la Constitution qu’on veut vendre pour habiller l’actualité politique de l’année 2015 dans cette situation de perte de confiance ? Une révision constitutionnelle n’émanant pas de la volonté du peuple n’est que de l’encre sur du papier que les dirigeants du moment gommeront à leur gré. Les temps sont durs et le moment exige sérieux et responsabilité.

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