Benyoucef Mellouk, qui a fait éclater le scandale des « magistrats faussaires » et des « faux moudjahidines », a révélé, ce lundi à Alger, les parties qui seraient derrière les « menaces de mort » dont il a fait l’objet ces derniers temps.
Et d’ajouter : « Ils (les familles en question) ont tout en main, la justice, les services de sécurité et des mercenaires mais je n’ai pas peur ». Il a affirmé aussi avoir reçu des menaces de la part de l’ancien ministre des moudjahiddines, Mohamed Djeghaba.
Benyoucef Mellouk a rappelé qu’en 1970, le président Houari Boumediene a signé un décret qui limite l’accès aux postes de responsabilité au sein de l’Etat au seuls détenteurs de l’attestation communale d’ancien moudjahid et il se trouve, dit-il, que Baghdadi et Mohamed Lamine Kafi, parmi 522 autres cas similaires, ont fourni de fausses attestations pour accéder au postes de magistrats.
Benyoucef Mellouk comparaîtra devant la justice le 9 novembre prochain suite à la plainte déposée contre lui par Mohamed Djeghaba et Mostefa Mohamedi, ancien ministre de l’Intérieur, cités dans l’affaire des magistrats faussaires.
Le mouvement Barakat, selon sa porte parole Amira Bouraoui, tiendra le jour du procès un rassemblement devant la Cour d’Alger pour exprimer son soutien à Benyoucef Mellouk.
Farouk Djouadi
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