C’était il y a soixante ans … Il y a soixante ans le peuple algérien
déclenchait sa révolution, l’une des plus belles de l’histoire de
l’Humanité. A l’issue d’une guerre de libération de sept ans et demi il
se débarrassait du régime colonial abject qu’il avait subi durant 132
années. Durant cette longue période, la France avait utilisé tous les
moyens militaires, politiques et juridiques pour le dépouiller de sa
terre, de ses richesses du sol et du sous-sol, de sa langue, de ses
traditions, de son identité, pour effacer son passé glorieux et pour
falsifier son histoire ; ceux qui ont vécu cette période se souviennent
que leurs ancêtres étaient des Gaulois, selon l’histoire qui était
enseignée dans les écoles pour Indigènes ! C’est grâce à l’enthousiasme,
à l’héroïsme et au sacrifice des Mustapha Benboulaïd, Larbi Ben M-Hidi,
Abane Ramdane, Didouche Mourad, Hassiba Ben Bouali et ceux de milliers
d’autres jeunes, qu’un matin de juillet 1962, le rêve de tout un peuple
devenait réalité. Mais même dans leurs pires cauchemars ces martyrs
n’avaient pas imaginé une seule seconde que, soixante ans plus tard,
dans l’Algérie libre et indépendante, le peuple serait soumis à un
régime semblable à celui dont il avait souffert durant la longue nuit
coloniale. Ils n’avaient pas imaginé une seule seconde que l’Algérie
tomberait entre les mains de dirigeants intrigants, corrompus,
corrupteurs, menteurs, tricheurs, voleurs, qui détourneraient à leur
seul profit le pouvoir et les richesses du pays, tout en se prévalant
d’une « légitimité révolutionnaire », due au sacrifice de ces martyrs,
mais qu’ils se sont auto-attribuée. Ils n’imaginaient certainement pas
que leur pays serait un jour dirigé par un homme condamné par la Cour
des comptes pour détournement de fonds publics et adepte de complots et
de coups d’Etat. Ils n’imaginaient pas non plus que le prestigieux
Front de libération nationale, fruit de leur sueur et de leur sang, qui
avait mené cette lutte épique, aurait à sa tête un personnage à la
moralité douteuse. Ils n’imaginaient pas enfin que leur peuple serait
soumis aux sévices d’une police politique dont les dirigeants ont été à
la « bonne école » du KGB, dans le cadre d’une promotion « tapis
rouge ». Ils ne pouvaient imaginer un tel destin pour l’Algérie, car ils
ne savaient pas que leur pays était riche en pétrole et en gaz, ni que
cette rente, procurée par la nature, serait détournée au profit d’une
caste. Mais l’Histoire nous enseigne que même les plus grands empires
ont une fin, que le Mur de Berlin a fini par tomber et que les
situations de rente ne sont pas éternelles. Et si, en ce soixantième
anniversaire de la révolution, la rente pétrolière algérienne est loin
d’être asséchée, on constate que le régime en place a de plus en plus de
difficultés à l’exploiter à des fins de manipulation des opinions et
des hommes.
La manne pétrolière, caverne d’Ali Baba
Depuis son arrivée au pouvoir Abdelaziz Bouteflika a utilisé le
pétrole algérien et la rente qu’il génère comme moyens d’asseoir son
pouvoir, de le renforcer puis de le pérenniser. Mal élu dès 1999, et
sachant qu’il ne pouvait s’appuyer sur le peuple, vu le peu de poids que
lui accorde le système algérien, il a cherché à échapper à la tutelle
des généraux qui l’avaient installé à la tête de l’État, en sollicitant
le soutien de l’étranger, notamment celui du président des Etats-Unis.
L’occasion de réaliser ses desseins lui fut fournie par les attentats du
11 septembre. Lors de deux voyages consécutifs au pays de l’oncle Sam,
au cours du dernier trimestre 2001, il passait un deal avec George W.
Bush : pétrole algérien plus mise à disposition de la mine
d’informations sur Al Qaïda détenue par l’Algérie contre soutien et
protection des Etats-Unis. Sous couvert d’adapter le secteur de
l’énergie aux conditions de fonctionnement d’une économie de marché
libre et compétitive, Chakib Khelil, ministre de l’énergie, fut
missionné pour solliciter l’assistance de la Banque mondiale en vue de
l’élaboration d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Les bureaux
d’études américains auxquels fut confiée l’étude de cette loi mirent au
point un texte qui reprenait point par point les principales
dispositions de la nouvelle doctrine américaine en la matière. Dès son
arrivée à la Maison Blanche, le président George W. Bush avait, en
effet, confié à un groupe de travail, présidé par Dick Cheyney, ex-P-DG
de Haliburton devenu vice-président des Etats-Unis, la mise au point de
cette doctrine. Sans surprise la nouvelle loi algérienne adoptait le
même objectif que celui visé par les Américains, à savoir le transfert
des droits de propriété sur les gisements de pétrole et de gaz des
compagnies nationales des pays producteurs vers les multinationales
pétrolières, dominées comme on le sait, par des intérêts américains.
Après une saga abracadabrante qui dura 4 années, au cours desquelles
cette loi fut d’abord gelée puis adoptée, Abdelaziz Bouteflika en fit
finalement annuler les dispositions les plus controversées en 2006.
L’échec de la tentative de céder le contrôle du secteur pétrolier
algérien aux firmes américaines ne décourageait cependant pas le
président algérien, qui s’était engagé à satisfaire toute demande
américaine au point de faire de l’Algérie le premier fournisseur
africain des Etats-Unis en pétrole ; ainsi les enlèvements de pétrole
algérien par ces derniers passaient d’un niveau quasi nul (50 000 tonnes
en 2000) à 22 000 000 de tonnes en 2007, quitte à détériorer, ce
faisant, les gisements algériens.
Par ailleurs, au plan intérieur, Abdelaziz Bouteflika a
utilisé la rente pétrolière comme appât destiné à piéger le clan des
généraux. En permettant à ces derniers et à leurs hommes de mains de se
gaver de commissions sur tous les marchés conclus par l’entreprise
nationale des hydrocarbures, il escomptait et réussissait à compromettre
une bonne partie d’entre eux. Les membres de son clan, ses frères tout
particulièrement, s’en donnaient également à cœur-joie dans cette
razzia. De fait, on a vu, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir en
1999, la corruption se développer à une allure exponentielle. C’est
devenu son outil de gouvernance, celui qui lui a permis, non seulement
de neutraliser ses ennemis, mais aussi de renforcer son pouvoir en
achetant le soutien d’hommes d’affaires véreux, de fonctionnaires de
haut rang, de responsables politiques de tous bords et de membres de
confréries religieuses.
Premiers coups de semonce
Les choses commencèrent cependant à tourner au vinaigre à
partir du dernier trimestre de 2011. Le gros scandale de corruption
dévoilé par le DRS en décembre 2009 avait permis à ce dernier de prendre
le contrôle du secteur pétrolier après le limogeage du ministre de
l’énergie, Chakib Khelil, ami d’enfance et homme de confiance du
président algérien, et celui des hauts responsables de la compagnie
nationale impliqués dans le scandale. Par incompétence, négligence ou
parce qu’il avait reçu l’ordre de ne pas y toucher, le nouveau tandem en
charge du secteur de l’énergie – ministre et P-DG de Sonatrach –
maintenait en l’état la loi sur les hydrocarbures, léguée par l’équipe
qui les avait précédé aux affaires, qui en avait fait un repoussoir
pour tout investisseur étranger. C’est tout naturellement donc que le
troisième appel à la concurrence pour l’attribution de permis de
recherche lancé en octobre 2011 s’avéra infructueux. Plus aucune
compagnie pétrolière digne de ce nom ne voulait se lancer dans la
recherche d’hydrocarbures en Algérie C’était le premier coup dur porté
au système de gouvernance mis en place par Bouteflika qui sentait qu’il y
avait là les prémisses annonciatrices de l’avènement d’une nouvelle ère
au cours de laquelle le pétrole cesserait d’être le moyen d’acheter des
consciences et des alliances. Pris de court par ce camouflet, le régime
se rendait néanmoins compte que ses assises n’étaient plus aussi
solides qu’elles l’avaient été jusque-là. Mais la rente pétrolière
n’était pas asséchée, il avait donc encore de belles années devant lui.
Ce qui le tracassait cependant, c’est le fait de savoir que s’il ne
pouvait plus manipuler les hommes et les foules comme il l’avait fait
jusque-là, il était à terme condamné à disparaître ou pour le moins à
composer. Mais composer avec qui ? Il ne le savait pas, mais ressentait
néanmoins de manière diffuse qu’au sein du peuple, qu’il avait de tous
temps traité comme une populace malléable et manipulable à souhait, il
existait des forces qui risquaient de se réveiller un jour et se
retourner contre lui. C’était une menace certes encore impalpable mais
qui pouvait devenir réalité s’il ne disposait plus des quelques
centaines de millions de dollars qui lui permettraient de calmer les
ardeurs, de la jeunesse notamment. En attendant de découvrir la potion
magique qui lui permettrait d’acheter la paix sociale, le pouvoir
décidait, dans l’immédiat, de désigner le bouc-émissaire auquel il
imputerait sa faillite. C’est le P-DG de Sonatrach, nommé quelques 22
mois auparavant, qui paya les pots cassés : il fut limogé. On lui
reprochait de n’avoir pas vu le coup venir et de n’avoir pas modifié à
temps la loi sur les hydrocarbures afin de rendre l’Algérie plus
attrayante pour les investisseurs. Ce faisant, Abdelaziz Bouteflika
avait oublié que c’était, en réalité, son ami d’enfance Chakib Khelil
qui était à l’origine de ses « malheurs ».
La seconde alerte eut lieu au cours de cette même année 2011
quand des rumeurs disant que les réserves de gaz de l’Algérie étaient
surestimées, se mirent à circuler dans les cercles pétroliers à travers
le monde. Dans une première phase, le ministre de l’énergie démentait et
déclarait que le pays possédait des réserves de gaz naturel suffisantes
pour couvrir non seulement les demandes du marché intérieur mais aussi
ses engagements à l’exportation. Les chiffres sont cependant têtus. La
production du pays avait effectivement chuté de 89 milliards de m³ en
2005 à 83 en 2011, tandis que l’exportation était passée de 65 milliards
de m³ en 2005 à 49 en 2012. Il dut donc se rendre à l’évidence et
reconnaître que l’Algérie éprouvait de plus en plus de difficultés dans
la commercialisation de son gaz, au plan du prix notamment, car les
Etats-Unis étaient en train de passer du statut de gros consommateur à
celui d’exportateur, en raison de l’exploitation intensive des gaz de
schiste qui y avait démarré une dizaine d’années auparavant. Il
admettait aussi que la consommation intérieure de gaz naturel
connaissait une très forte croissance depuis quelques années et qu’à ce
rythme l’Algérie risquait, à terme, de ne plus être en mesure d’honorer
ses engagements avec l’étranger. Pour l’establishment algérien c’en
était trop : un prix de cession du gaz négocié à la baisse, un domaine
minier devenu peu attractif, puis dans le futur des contrats de vente
non honorés, c’était tout l’édifice du pouvoir qui était en train de
s’effriter. Pour remédier à cet état de fait, le ministre de l’énergie
annonçait une nouvelle loi sur les hydrocarbures comportant deux
dispositions essentielles. La première, portait révision du mode de
calcul de l’impôt sur les bénéfices des compagnies pétrolières qui
serait dorénavant fonction du taux de rentabilité de leurs opérations.
Enorme cadeau que leur faisait le gouvernement puisque le service des
impôts est dans l’impossibilité de juger si les éléments qui déterminent
ce taux, tels qu’annoncés par les entreprises, sont exacts. Par
ailleurs, pour pallier à la baisse de la production de gaz naturel, la
loi autorisait dorénavant l’exploitation du gaz de schiste. C’était la
seconde mesure, adoptée malgré les gros dangers qu’elle représente pour
les hommes, la faune et la flore et malgré le fait que les Algériens ne
maîtrisent pas la technologie requise.
La production de pétrole brut était elle aussi en déclin ;
elle passait, condensat compris, de 85 millions de tonnes en 2006 à 76
en 2012. Cette baisse n’avait cependant pas un énorme impact sur la
santé financière du pays, vu que le prix du baril de pétrole restait
encore aux alentours des 120 à 130 dollars. Mais la tendance baissière
qui est la sienne depuis une année environ, qui semble installée dans la
durée, commence à inquiéter sérieusement le régime d’Alger ; d’autant
plus que les effectifs et les dépenses des organes de sécurité (armée,
police, gendarmerie), chargés de prévenir toute velléité de révolte du
peuple, sont en augmentation permanente.
Gros nuages à l’horizon
Puis il y eut l’attaque terroriste menée contre le champ de gaz
de Tiguentourine, une première dans l’histoire du pays qui a rendu
l’Algérie encore moins attractive aux yeux des partenaires étrangers,
qui se mirent à douter de plus en plus de l’efficacité des moyens mis en
œuvre pour assurer la protection des hommes et des installations
industrielles.
Il y eut enfin le peu d’enthousiasme manifesté par les
compagnies pétrolières au 4ème appel d’offres destiné à l’attribution de
nouveaux permis de recherche. Lancé au mois de janvier 2014, cet appel
d’offres portait sur 31 périmètres, dont 17 couvraient des zones
recélant des hydrocarbures non conventionnels (gaz ou pétrole de
schiste). La date d’ouverture des plis fut reportée à deux reprises dans
l’espoir de voir soumissionner ceux qui rechignaient à le faire.
Attente vaine, puisqu’au bout du compte seuls 4 périmètres trouvèrent
preneurs, dont aucun situé en zone contenant des hydrocarbures non
conventionnels. Plus grave encore, il n’y eut sur 3 de ces périmètres
qu’un seul soumissionnaire, tandis qu’on assistait à une légère
concurrence sur le 4ème pour lequel deux offres furent présentées. Mais
l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures
(Alnaft) ne pouvait faire la fine bouche et dut se satisfaire de ce
maigre résultat.
Pour le régime, qui se demande quelle va être la prochaine
tuile qu’il recevra sur la tête, c’est le déboire de trop. Un début de
panique a envahi ses rangs, car la nouvelle rente – l’exploitation du
gaz de schiste - sur laquelle il comptait fermement pour régénérer le
système, ne semble pas enthousiasmer les partenaires potentiels. Que
faire alors ? Réviser encore une fois la loi sur les hydrocarbures ?
Mais quelles autres concessions faire pour attirer les investisseurs ? A
moins de décider que Sonatrach ne se lance en solo dans l’aventure du
gaz de schiste. Mais avec quels capitaux ? Car le développement de cette
industrie coûte excessivement cher, d’autant plus que ne possédant pas
la technologie, l’entreprise nationale devra payer à prix d’or
l’assistance étrangère à laquelle elle fera appel. Plus terre-à-terre
quel va être le bouc-émissaire auquel imputer ce nouvel échec ? Le
ministre de l’énergie ? Quels bouleversements au sein du système et de
l’establishment, cette série de mauvaises nouvelles va-t-elle
entraîner ? Des changements d’hommes ? De méthodes ? Est-ce que les
cadeaux que le régime est disposé à faire pour assurer sa survie vont
concerner uniquement l’industrie pétrolière ? Ne va-t-il pas céder à des
forces politiques ou financières, étrangères notamment, qui seraient
disposées à le soutenir, d’autres parcelles du peu de souveraineté qui
lui reste ? Va-t-il oser une telle infamie et porter ainsi encore une
fois atteinte à la mémoire de ces centaines de milliers de chouhadas
qu’il utilise toujours, soixante ans après le déclenchement de la guerre
de libération, comme fonds de commerce? Autant de questions
auxquelles on ne devrait pas tarder à avoir des réponses. Ce qui est
certain, c’est que le régime est chancelant et comme toute bête blessée,
ses réactions sont imprévisibles.
Hocine Malti
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Victime d’injustice et de répression antisyndicale
Bouamrirene Mohamed , ancien employé de MI SWACO / M-I ALGERIA SPA (société multinationale activant dans le secteur pétrolier à Hassi Messaoud, sud de l’Algérie) de 1997 à avril 2004 -date de son licenciement abusif-, livre son modeste témoignage. Il s’exprime publiquement car l’arbitraire dont il a été personnellement victime est directement lié à sa tentative de formation d’une section syndicale autonome et espère ainsi alerter l’opinion et notamment les ONGs et défenseurs des droits de l’homme et de la liberté syndicale quant aux méthodes illégales employées en Algérie à l’encontre des syndicalistes autonomes, et ce, en toute impunité.
J’ai l’honneur de vous exposer brièvement mon cas qui résume les injustices dont je fus l’objet en raison de l’arbitraire qui a grandement affecté ma situation et mes droits, voire même ma famille qui n’a pas été épargnée.L’hégémonie et les pouvoirs dont jouissent mes supérieurs ainsi que les parties concernées (les autorités algériennes) ont permis les violations de mes droits de citoyen algérien outre les violations de mes droits professionnels et administratifs que je souhaite exposer ci-dessous.
Je fus en mars 2003, l’initiateur de la constitution d’un syndicat de travailleurs au sein de la société conformément aux lois de la république consacrées par la Constitution algérienne, et je fus largement soutenu par les travailleurs dans cette initiative; chose qui avait déplu aux décideurs au sein de ladite société qui ont alors tout fait pour écarter les travailleurs. Je suis devenu à leurs yeux, une sorte de menace pour leur société alors que je n’étais qu’un simple travailleur qui luttait pour le recouvrement de ses droits et les droits professionnels des travailleurs violés par une administration qui sait parfaitement esquiver la loi et les hommes.
En effet, je n’ai cessé, durant presque une année, de recevoir des ordres et de subir des pressions de la part de mes responsables afin de procéder à des opérations comptables douteuses en contrepartie de sommes d’argents qu’ils touchaient à leur profit et en ayant recours à des moyens illégaux. Puisqu’ils voulaient m’impliquer dans des affaires illégales et ce afin de me piéger et d’une certaine manière de se débarrasser de moi en mettant en échec la formation de la section syndicale.
Pour rappel, je vous informe que j’ai occupé au sein de ladite société deux postes à la fois, magasinier relevant du département de logistique et agent administratif au département de l’administration. Etant donné l’importance de la responsabilité qui m’incombait, j’ai fait ce que je me devais de faire afin de défendre mes droits. J’ai toujours refusé, dans le cadre de mon travail et de par mon éducation, leurs demandes et ordres illicites qui étaient naturellement en contradiction avec mes fonctions.
Je fus donc licencié de mon travail par un coup monté alors que j’étais en congé de récupération. Je fus objet de dérision de la part des responsables étrangers qui ont porté atteinte à ma dignité avec la complicité de leurs partisans algériens, puisqu’ils ont inventé de fausses accusations afin de justifier le licenciement. Leur fausse accusation était donc que j’aurais falsifié des documents officiels, tout ceci s’opérant bien entendu sans preuve, sans prendre aucune mesure officielle, et sans porter plainte contre moi devant les juridictions compétentes pour prouver l’acte d’usage de faux puni par la loi. Le plus étonnant est que cet incident était prémédité et en violation de mes droits au respect et à l’autodéfense ; vu que je fus empêché de parler, malgré mes tentatives d’ouvrir la voie au dialogue et d’en débattre, par les responsables et l’administration de la société.
A cet effet, la société multinationale, en l’occurrence M-I SWACO, commet des abus à l’encontre des travailleurs algériens qui sont impuissants pour se défendre, viole leurs droits reconnus par la loi et la Constitution et les exploite au point de les asservir. Elle a également recours à la discrimination entre les travailleurs dans le domaine du travail en termes de salaires et de conditions de travail. Tout travailleur désireux de réclamer ses droits légitimes ainsi que de s’engager pour la création d’un syndicat sera considéré comme élément perturbateur et sera par conséquent licencié. Les responsables de cette société menacent en effet tout travailleur qui pense à l’engagement syndical contre les atteintes à la dignité et aux droits des travailleurs dans la société sous le silence terrible des autorités algériennes, ce qui nous a conduit à réaliser que le problème ne réside pas dans le simple fait que les sociétés étrangères enfreignent les lois et commettent des dépassement à l’encontre des travailleurs algériens mais avant tout dans le fait qu’elles s’octroient le droit de les commettre ; puisqu’elles pensent qu’ils méritent que leurs droits professionnels et humains soient violés pour avoir voulu seulement constituer des syndicats de travail qui défendent leurs droits consacrés par la loi, la constitution et le droit international.
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